Les marins pêcheurs organisés dans le Comité Régional des pêches, se plaignent du montant de la dotation prévue par la collectivité de Martinique pour leur secteur : 150 000 euros.
Selon eux, il manquerait plus de 70 000 euros par rapport au montant annoncé par le président Letchimy.
D’un côté la CTM se veut « pro-autonomie » en investissant dans l’artisanat et la production locale. De l’autre côté, la réalité du monde capitaliste montre ses incohérences. C’est à dire que les pêcheurs sont poussés à travailler à leur compte tout en quémandant des subventions. L’État qui annonce les soutenir est aussi celui qui les contraint à une production trop faible à cause de restrictions de pêche, des infrastructures non entretenues ou du traitement insuffisant des problèmes environnementaux et économiques comme ceux des sargasses. Il y a aussi les conséquences du chlordécone ou de la vie chère.
Au final, ils se retrouvent avec des revenus trop bas pour pouvoir suivre les prix du marché. Une gestion efficace de l’autonomie alimentaire voudrait que les travailleurs du secteur soient aux directions des affaires qui les concernent.
Aujourd’hui l’État capitaliste et son relais territorial sont incapables de soutenir les pêcheurs et les habitants en difficulté.