Jusqu’à ce jour, les chauffeurs de Transaglo en grève depuis le 17 mars 2026 ne baissent pas les bras… Au fil des jours de mobilisation, des rencontres avec leur patron et des représentants de Martinique Transport, les grévistes partis en grève pour 300 euros ont accepté la proposition patronale de 4% d’augmentation soit autour de 100 euros.
L’harmonisation des salaires, elle, devrait intervenir à partir du prochain marché et être étalée sur quatre ans. Reste la question du paiement des jours de grève demandé par les grévistes qui ne sont nullement responsables de ce conflit. Lors du dernier procès du 21 mai dernier, la juge a préconisé une médiation entre les parties pour régler cette question. Tout au long du conflit, les grévistes ont fait face au mépris habituel de leur patron mais aussi de la direction de Martinique Transport. Ces derniers se sont donné le droit de ne pas honorer les termes du contrat de fin de conflit signé par eux en mai 2025, sans même avertir les salariés cocontractants. Les chauffeurs de Transaglo ont eu droit également aux tentatives de monter les usagers contre leur grève par des déclarations venant de tout bord, sur une soi-disant « prise en otage » de la population, alors même que les autorités concernées gardaient le silence. Par deux fois, suite à des blocages, ils ont eu à faire face à la justice pour avoir cherché à se faire entendre. Organisés dans leur comité de grève et soutenu par le syndicat CGTM, ils sont restés solidaires. Convaincus de leur bon droit et décidés à se faire respecter, les grévistes ont d’ores et déjà forcé le respect des travailleurs pour l’opiniâtreté et la détermination qui leur est nécessaire dans les combats d’aujourd’hui et de demain.