CO N°1372 (6 juin 2026) – Dans les entreprises

L’écho de l’aéroport (Guadeloupe)

MSC (Chariots) : les oubliés du groupe Fontaine ?

Le groupe Fontaine basé en Martinique voit régulièrement son contrat avec la SAGPC renouvelé depuis 2008. Mais au niveau du personnel, il n’y a   aucune amélioration. La direction s’est débarrassée des éléments les plus combatifs, et elle n’accorde aucun avantage aux salariés. Les heures de nuit ont semble-t-il été supprimées, ce qui diminue encore les revenus. Le groupe semble désormais  accorder toute son attention à sa branche espaces verts, dont les salariés servent parfois de bouche-trous pour les chariots

La voix des communaux (Abymes)

Qu’est-ce qu’on attend ?

Le CIA (ex part variable) nous est versé chaque année après l’évaluation. Mais on constate qu’il est versé de plus en plus tard. Il faut attendre que tous les agents soient évalués ? Pourtant l’arrêté est individuel.

Hier, le Code noir, aujourd’hui, le Code du travail

Le Code noir règlementait l’exploitation des esclaves. Aujourd’hui, il y a un code qui règlemente l’exploitation salariale : le Code du travail. L’État capitaliste au service du patronat ne va pas abroger l’exploitation. Seule une révolution pourra le faire.

Sargasses : l’irresponsabilité

Les habitants de plusieurs communes, en particulier ceux du littoral de Petit-Bourg, sont asphyxiés par les gaz émanant des sargasses. L’État renvoie la responsabilité aux communes qui n’ont pas les moyens de faire face à ce fléau. Si la population veut en finir, elle devra se mobiliser massivement pour forcer l’État et les riches à acheter des Sargator afin de récupérer les sargasses en mer.

Qui sue pour qui ?

Depuis plus de 20 ans, plusieurs grosses entreprises – dont celles dirigées par des gros békés descendants d’anciennes familles esclavagistes – organisent chaque 27 mai, une course pédestre appelée « relais interentreprises » (RIE) où des salariés courent avec le logo de l’entreprise sur leur maillot. C’est un affront à la date historique du 27 mai, commémoration de l’abolition de l’esclavage en Guadeloupe !

Que les exploiteurs courent eux-mêmes !

Avec ce RIE, les exploiteurs modernes détournent le 27 mai à leur profit. Ils ont rendu cette course très médiatique pour attirer des participants et en particulier des jeunes salariés sportifs et aimant le challenge. Pourquoi Stéphane Hayot ne revêt pas le maillot de ses entreprises pour courir sous le soleil chaud ce jour-là ?