À Sainte-Lucie, le meurtre de Joy Saint Omer, jeune femme de 24 ans par son ex-mari le 18 mai dernier, a soulevé émotion et indignation au sein de la population.
Cette femme bénéficiait depuis plusieurs mois d’une ordonnance de protection contre son ex-mari. Malgré cela elle a pu être traquée par lui et finalement lâchement assassinée.
Cette nouvelle affaire de drame conjugal a choqué bon nombre d’habitants. Elle a aussi relancé un débat autour de la peine de mort. Depuis, une pétition citoyenne demandant le rétablissement de la peine capitale pour les cas les plus graves, circule dans le pays. En quelques jours elle a recueilli plus de 7 000 signatures.
L’affaire vient renforcer la position d’une partie de l’opinion publique en raison de l’augmentation de la criminalité violente dans le pays. Sainte-Lucie, petit pays pauvre de la Caraïbe, situé à quelques encablures de la Martinique, fait toujours partie des pays où la peine capitale n’est pas abolie. La dernière exécution capitale remonte à 1995.
Mais la question de la violence exacerbée, qu’il s’agisse de crimes sexistes ou sexuels, ou qu’ils proviennent d’autres types de délinquances, ne peut se résoudre par la peine de mort. Aussi révoltants puissent être de tels crimes.
La violence exacerbée est la conséquence de la violence sans borne de la société de classe capitaliste, de son augmentation avec les guerres impérialistes et leur cortège de malheurs pour les populations.
Pour l’heure, la population dans les quartiers doit s’en mêler. Les hommes violents sont connus. La violence qu’ils commettent envers les femmes est connue dans les quartiers. Il faut traquer ces potentiels assassins, avertir les familles et les amis, aller les trouver, leur faire peur ou les livrer à la police.