Moins de deux semaines après avoir signé un cessez-le-feu, les États-Unis et l’Iran ont échangé de nouvelles frappes le week-end du 27 et 28 juin.
Ils s’accusent mutuellement de violations de l’accord. Donald Trump a même menacé de repartir en guerre pour anéantir l’Iran.
Le 27 juin, l’aviation américaine a visé dix cibles parmi des sites stratégiques de l’armée iranienne. Le lendemain, l’Iran a annoncé avoir lancé en représailles des missiles et drones vers le Koweït et le Bahreïn. Le détroit d’Ormuz, objet de toutes les convoitises, est toujours contrôlé par l’Iran qui l’ouvre et le referme à sa guise.
Par ailleurs, les bombardements israéliens contre le Liban continuent. Israël, allié des États-Unis dans la région, veut en finir avec le Hezbollah pro-iranien qui le menace en permanence.
Des pourparlers seraient prévus à partir du 30 juin pour une paix durable. Mais pour le moment, la seule chose durable c’est la guerre.
Le cessez-le-feu express du 17 juin était une démonstration de Trump pour montrer qu’il a la situation en main. Il veut redorer son blason et se faire passer pour un homme de paix vis-à-vis de son propre électorat, hostile à cette guerre. Aux États-Unis, l’inflation est passée officiellement de 2,4 % en février à 4,2 % en mai, conséquence de la guerre. Les classes populaires souffrent de l’augmentation des prix.
En plus, Trump prépare les célébrations du 250ème anniversaire de l’indépendance des États-Unis qu’il veut grandioses. Une bonne manière de faire diversion.
La réalité est que les États-Unis viennent de se prendre un sacré camouflet dans cette guerre contre l’Iran qu’ils pensaient rapide et victorieuse.
De leur côté, les dirigeants iraniens et ceux du Hezbollah libanais veulent prouver qu’ils résistent au géant américain et leur chien de garde, Israël.
Pendant ce temps, les populations sont les principales victimes.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient en 2026, il y aurait près de 5 000 morts en Iran et au Liban et plus d’un million de personnes déplacées.
Ceux qui déclenchent des guerres puis s’invitent à la table feutrée des négociations ne sont pas ceux qui paient l’addition.