Après les attaques des gangs contre les services de santé, la situation sanitaire est au plus bas. L’Hôpital général de Port-au-Prince est à l’arrêt depuis plus de deux ans.
Ce sont les travailleurs et les pauvres qui souffrent le plus de l’absence de centre de soins. Les bourgeois, les nantis, les politiciens, si nécessaire, prennent l’avion pour Miami, les États-Unis, Cuba ou la République dominicaine.
C’est ainsi qu’en mars, des étudiants en médecine se sont mobilisés pour exiger que le gouvernement ouvre l’Hôpital général.
Pour les calmer, le ministre de la Santé leur avait indiqué qu’un site et des locaux étaient prévus pour la reprise des activités hospitalières. Depuis lors les étudiants attendaient, mais aucune action n’a été entreprise.
Ils ont donc décidé de se mobiliser à nouveau le lundi 22 juin. Les étudiants de médecine, pharmacie, biologie médicale et d’optométrie ont manifesté dans les rues en exigeant la réouverture de l’hôpital.
Ils se sont dirigés vers la résidence du premier ministre Alix Fils-Aimé en scandant « l’hôpital doit ouvrir, on ne peut pas renvoyer les pauvres vers des établissements privés ! Nous ne pouvons plus attendre».
Ils demandent au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour relancer les activités de l’Hôpital général dans un lieu approprié où ils pourront soigner la population et avoir une formation adéquate.
La police a réprimé les étudiants et tiré des gaz lacrymogènes pour disperser la manifestation.
Les étudiants ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leurs démarches en faveur de la réouverture de l’Hôpital général.
Cette réouverture aura plus de possibilité de se réaliser lorsque la population laborieuse, celle des quartiers les travailleurs se mobiliseront pour défendre leurs intérêts et réclamer aussi une meilleure prise en charge sanitaire