Le 15 novembre, l’avocat martiniquais Alex Ursulet a été acquitté par la justice. Il comparaissait pour viol envers une stagiaire de son cabinet.
La stagiaire avait 25 ans à l’époque. Elle était étudiante en droit. Lui en avait 60. L’ex stagiaire dit qu’Alex Ursulet lui aurait fait subir un acte sexuel, le soir du 30 janvier 2018.
Le procès a commencé le 10 novembre 2025, soit huit ans après que l’ex stagiaire eut entamé les démarches pour poursuivre son ancien patron. Au bout de cinq jours de procès, la Cour de Paris décide d’acquitter maître Ursulet. Cette même justice a pourtant reconnu que la plaignante a gardé des traumatismes de l’acte. La justice reconnaît l’acte sexuel mais pas l’absence de consentement.
Aux yeux de la justice, la culpabilité d’Alex Ursulet n’a pas été démontrée. En revanche, ce qui est certain c’est que de nombreuses femmes sont victimes de violences sexuelles et sexistes, et elles sont également nombreuses à ne pas obtenir justice.
Une étude du gouvernement révèle qu’en 2022, en France hexagonale, en Guadeloupe, en Martinique et à la Réunion, 230 000 femmes âgées de 18 ans et plus ont été victimes de viols, tentatives de viol et/ou agressions sexuelles. Un tiers des femmes a déjà subi du harcèlement sexuel au travail. 70 % des plaintes pour violences sexuelles sont classées sans suite. Moins de 10 % des victimes portent plainte. Et lorsqu’elles ont le courage de le faire, moins de 10 % des plaintes donnent lieu à une condamnation.
Au regard de la société sexiste dans laquelle nous vivons, il y a de quoi s’interroger sur la façon dont est rendue la justice dans ce type d’affaires.