Aux Antilles françaises, alors que la guerre s’intensifie au Moyen-Orient, les prix s’emballent déjà. Avant même que les coûts réels de production ne soient tous répercutés.
Ce n’est pas un phénomène nouveau. Que ce soit à la venue d’une catastrophe naturelle ou lors des crises énergétiques dans le monde, les grandes sociétés ici activent l’inflation par anticipation. Elles gonflent leurs marges sans attendre la hausse à venir des coûts.
L’aérien est en première ligne. Alors que le prix du kérosène est souvent sécurisé par des achats à l’avance comme chez Air France, les tarifs des billets ont bondi presque instantanément. Pour un voyage en mai (période creuse), les prix planchers qui tournaient en dessous de 600 € avant le 11 mars ont été balayés. Les voyageurs peinent désormais à trouver des vols en dessous de 800 €, avec des tarifs dépassant régulièrement les 1 000 €.
Les prix des carburants et du gaz en Martinique et en Guadeloupe sont annoncés par les préfectures le premier jour de chaque mois. Il faut donc s’attendre à des augmentations importantes de ces produits au 1er avril 2026 et à leurs répercussions sur bien d’autres produits, y compris ceux de l’alimentation.
Il faut donc que les travailleurs se préparent à exiger des augmentations de salaire !