CO N°1372 (6 juin 2026) – Iran – Le conflit s’enlise

En ces premiers jours de juin, trois mois après le début de l’attaque, toujours pas de solution en vue pour la guerre menée par les États-Unis et leur allié Israël contre l’Iran.

Malgré les rodomontades d’un Trump qui déclare presque chaque jour que son pays a gagné et que l’armée iranienne est défaite ! L’accord qui était sur le point d’être signé ces derniers jours, ne l’est toujours pas et les États-Unis ont repris leurs bombardements.

En réalité l’impérialisme américain s’est lancé dans cette nouvelle aventure militaire de manière arrogante et conquérante, fort de sa « victoire » lors de l’enlèvement du président Maduro au Venezuela. Sauf que l’Iran et ses 90 millions d’habitants n’est pas le Venezuela ! Ce pays, dirigé par des religieux réactionnaires, s’était préparé de très longue date à la guerre, devant les menaces répétées des Etats-Unis. Leur résistance a surpris l’administration américaine, aveuglée par sa suprématie militaire. Pour l’instant, les dirigeants iraniens n’ont reculé ni sur la question nucléaire, ni sur celle des missiles balistiques et le pays met comme condition d’un accord l’arrêt de la guerre israélienne au Liban. Autant dire que les négociations qui doivent durer encore 60 jours, ne sont pas arrivées à leur terme.

En réaction à l’agression, l’Iran a bloqué le détroit d’Ormuz, par lequel transitent non seulement une bonne partie du pétrole mondial, mais aussi des engrais essentiels pour les rendements agricoles au niveau mondial. Le programme alimentaire mondial de l’ONU alerte sur le risque que 45 millions de personnes pourraient subir la famine à cause du manque d’engrais bloqués dans le détroit.

Conséquences de la guerre : l’inflation repart en flèche dans le monde avec l’augmentation des prix du gaz et du pétrole, les budgets d’armement explosent au détriment de tous les budgets sociaux.

Plus le temps passe, et plus les Etats-Unis semblent s’engluer dans ce conflit. Et plus les peuples subissent cette politique et constatent quotidiennement à leurs dépens les méfaits de l’impérialisme.