La 51ème réunion de la conférence des chefs de gouvernement de la Communauté des Caraïbes (Caricom) s’est tenue du 5 au 8 juillet dernier, à Sainte-Lucie, sous la présidence du Premier ministre de l’île, Philip J. Pierre.
Cette organisation internationale regroupe 15 États et sept territoires caribéens et sud-américains. Les gouvernements ont convenu de poursuivre leurs efforts pour apporter une aide humanitaire à Cuba.
Les États-Unis font pression sur les pays pour que les sanctions contre Cuba soient maintenues, comme le montrent les votes à l’ONU sur la levée de l’embargo des États-Unis contre Cuba. Des États de la Caricom, notamment la Grenade et Trinité-et-Tobago se sont abstenus.
Cependant, la plupart des États de la Caricom soutiennent la levée de l’embargo. Lors de cette 51ème conférence de la Caricom, la première ministre de la Barbade Mia Mottley a lancé un appel pour que les dirigeants de la Caricom servent de médiation entre Cuba et les États-Unis pour résoudre pacifiquement ce conflit. Les sanctions de l’administration Trump, depuis janvier 2026, ont aggravé la situation sur l’île. Les importations énergétiques ont été réduites de 80% à 90% provoquant des coupures quotidiennes de courant qui peuvent durer entre 22 et 25 heures. Les gouvernements des Caraïbes, qui ont voulu envoyer une aide financière et matérielle à Cuba, ont été empêchés à cause des nombreux obstacles imposés par Trump. Mottley a déclaré qu’« il y a une crise humanitaire, et on ne peut plus ignorer cette réalité. L’aide humanitaire est primordiale, car nous ne pouvons pas rendre la vie à qui que ce soit ». Elle a indiqué qu’ils avaient tenté d’envoyer de l’argent à Cuba pour procurer du lait et d’autres produits de première nécessité mais les sanctions économiques ont bloqué cette possibilité.