En Martinique, un « accord-cadre » sur l’évolution institutionnelle a été signé le 1er juillet dernier entre Naïma Moutchou, ministre de l’outre-mer du gouvernement français et Serge Letchimy, président de la Collectivité de la Martinique (CTM).
Cet accord-cadre découle de la résolution des élus de la Martinique réunis en Congrès le 8 octobre 2025. Comme prévu dans la résolution des élus, ce pouvoir devrait permettre à l’Assemblée de Martinique d’adapter des lois en fonction des réalités locales ou d’en édicter, et ceci dans différents domaines autres que ceux réservés à l’État. Il pourrait s’agir de domaines tels que l’emploi, le foncier, l’énergie, la santé, la culture, mais aussi l’économie ou la fiscalité. Une feuille de route précisant ces demandes a été élaborée et présentée au gouvernement français permettant d’engager des négociations sur ces différents sujets.
À ce propos, Serge Letchimy, déclare : « L’Histoire ne fait pas de bruit….et pourtant on sent qu’un peuple vient de déplacer une montagne » … dit-il dans une longue « Lettre ouverte aux Martiniquaises et aux Martiniquais » parue dans le journal France-Antilles du 9 juillet 2026.
Letchimy écrit à la fin de sa longue missive à la population : « Ce combat n’avait de sens que s’il vous rendait ce qui vous appartenait depuis longtemps : le droit de choisir librement le chemin de votre avenir ».
Mais quel meilleur avenir il y aurait-il pour les travailleurs et la majorité de la population pauvre que celui d’être débarrassés de l’exploitation capitaliste ?
Rien dans son accord-cadre ne laisse entrevoir que les conditions de vie des travailleurs et de la population pauvre vont changer. Pour les masses laborieuses, évolution institutionnelle ou pas, dans cette société capitaliste de plus en plus féroce, le seul changement de leurs conditions de vie viendra des luttes collectives et massives par lesquelles ils feront respecter leurs droits et leur dignité.