Dans la nuit de mardi 16 à mercredi 17 juin, un agent de sécurité ASH a été agressé par arme à feu, sur le site de l’ex-hôpital Clarac, à Fort-de-France.
C’était l’agression de trop, ont considéré les salariés de la société Antilles Sécurité Hospitalière. Pour se faire entendre, ils ont décidé d’exercer leur droit de retrait.
C’est aussi parce que c’est la deuxième agression sur ce site disent-ils. La colère vient aussi du fait que la plupart des bâtiments sont dans un état de vétusté avec une forte présence d’amiante et d’insécurité. Ces faits ont déjà été signalés au patron à plusieurs reprises. Ce dernier a été alerté de ces risques multiples, et notamment de l’inexistence d’un périmètre de protection matérialisé, exposant à l’insécurité des salariés. Et il n’a pas bougé !
Les travailleurs se sont donc regroupés, et ont exigé l’ouverture d’une enquête, pour que soit établie l’existence de la dangerosité du site.
Face à la presse le 1er juillet, ils ont exprimé leur colère invitant leur employeur ainsi que le donneur d’ordre qui est le directeur du CHU de Fort-de-France, à assumer leurs responsabilités.
C’est trop facile pour leur employeur et trop commode pour les donneurs d’ordre de tergiverser, en détournant le regard. Pour les employés, désormais, il n’est plus question d’attendre qu’un nouveau drame se produise. Il faut, disent-ils, que les mesures qui s’imposent soient prises dans l’immédiat ! Ils sont décidés à y veiller !