À Transaglo, les chauffeurs sont en grève depuis le 17 mars dernier pour des revendications de salaire et de meilleures conditions de travail.
Ils sont face à un employeur fuyant et qui les met devant la justice. Quant au donneur d’ordre, Martinique Transport, chapeauté par la CTM, après avoir fait une intrusion dans le contrat en demandant à l’employeur de ne pas aborder la question des salaires lors des NAO (négociations annuelles obligatoires), voilà qu’il fait le mort… Le résultat de la médiation préconisée par le tribunal judicaire devait être connu depuis le 3 juillet. Au lieu de cela, il a été reporté au 9 octobre 2026, pour cause de vacances judiciaires. Un mépris des travailleurs en lutte proprement révoltant !
La situation financière catastrophique de Martinique Transport n’est certainement pas étrangère à ce mutisme concerté envers les salariés grévistes.
Ces derniers sont toujours restés mobilisés, mais eux, comme les usagers, paient chèrement l’incompétence, l’incurie et le mépris de ces acteurs publics et privés du transport.