Des lycéens de Martinique, à l’instar de ceux de l’Hexagone, se sont mobilisés pour dénoncer les conditions dans lesquelles ils doivent étudier.
Ils ont été reçus par Cécile Laloux, la rectrice qui représente l’État, et Serge Letchimy, le Président de la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM), propriétaire des bâtiments.
À l’issue de ces entretiens, les lycéens sont restés sur leur faim. Ils ont exprimé sur les ondes qu’ils n’avaient pas reçu de réponses concrètes à leurs revendications.
Pour se faire entendre, des lycéens se sont mobilisés aux entrées et aux abords des établissements scolaires. Les lycées du Lorrain, de Trinité, du François, de Bellevue, de Gaillard, notamment, n’ont pas été en mesure d’accueillir les élèves et les personnels, enseignants ou agents.
La réponse de l’État par préfet interposé a été d’envoyer les forces de répression. Certains jeunes manifestants ont même été interpellés et placés en garde à vue.
L’État et la CTM connaissent depuis longtemps la situation.
Les suppressions de postes dans l’Éducation nationale, afin de faire des économies budgétaires, c’est l’État. Chaque année, ce sont des centaines de postes qui disparaissent.
Quant aux locaux et au matériel qui les équipe, ainsi que les agents techniques, c’est la CTM. Et cela fait longtemps que cette dernière connait la situation. Chaque année, personnels enseignants et agents se mobilisent pour dénoncer les conditions dans lesquelles ils doivent mener leurs missions. Et toujours la même réponse : il n’y a pas d’argent !
Pourtant, les ressources existent. Mais elles sont déversées par milliards chaque année sur les comptes des capitalistes sous l’appellation de subventions, d’aides pour la création d’emplois. Ainsi, le service public (Éducation, Santé, Transport…) est privé de moyens financiers.
Les solutions existent donc : cesser d’entretenir des parasites et consacrer l’argent public au service public.