CO N°1353 (5 juillet 2025) – Martinique – Dans les plantations : exploitation et lutte des travailleurs !

Les informations ci-dessous proviennent du bulletin Combat ouvrier « Konba travayè bannan ! »

Stop au massacre pour les profits !

Après Bochet, un nouvel accident a lieu sur l’habitation Galion à Trinité le jeudi 19 juin. Un ouvrier a été retrouvé inerte à même le sol, où il était occupé au piquage des bananiers. Il a été conduit à l’hôpital. Ce qui révolta en plus les travailleurs, c’est la légèreté du géreur de l’habitation. Car, à aucun moment, ce dernier ne s’est empressé de faire venir les secours. Cette ignominie, une jeune représentante des ouvriers la dénonça aux travailleurs. Dégoutés par la posture du géreur, les ouvriers pour protester, arrêtèrent le travail. Et en signe de solidarité, prirent leurs affaires et quittèrent l’habitation. Ils disent stop au massacre pour les profits !

Des menaces qui frisent le ridicule

À l’habitation Bamaryl située dans la ville du François, la géreure de l’exploitation, entend jouer à la mère fouettarde. Et voilà qu’elle décide de mettre sous pression les ouvriers Costa ricains. Se sentant en perte de vitesse et d’idées, elle n’a rien trouvé de mieux, que la menace minable de dire : « qu’elle les renverra dans leur pays s’ils ne veulent pas obéir » ! Triste menace de façade bien entendu, car vu son degré d’autorité, il lui reste beaucoup d’effort à faire, pour vraiment impressionner !

Une mise en garde, prise au sérieux !

Le patron de l’habitation Rivière noire, située à Ajoupa Bouillon, s’est fait rabattre le caquet. Il a voulu jouer au plus fin, en tergiversant sur la requalification d’un contrat CDD en CDI, et a trouvé à qui parler.

Car les représentants des ouvriers ont trouvé là une belle occasion pour se faire respecter. Ils ont rapidement fait comprendre à l’employeur, que concernant cette requalification, il valait mieux qu’il respecte ses engagements. En définitive, monsieur a bien vite compris, qu’il aurait plus à perdre en faisant la sourde oreille.

Des grandes manœuvres économiques, qui coûteront à la santé des ouvriers

Sur l’habitation Assier au Lorrain, l’employeur a décidé qu’une grande parcelle de topographie plate sera plantée en canne. Par contre, concernant les autres parcelles, de topographie pentue, elles resteront plantées en bananes. Terrible le choix de l’employeur, et tant pis si les ouvriers y laissent leur santé. Cela prouve qu’économie capitaliste rime le plus souvent avec contrainte et pénibilité pour les salariés !

Les abus n’ont pas de limites à Périnelle

Sur l’Habitation Périnelle située à Saint-Pierre, un délégué qui était sur la route pour se rendre à sa journée de délégation a été rappelé par le géreur pour effectuer sa journée de travail. Cette situation se renouvelle depuis plusieurs mois, ce géreur prétextant qu’il n’a personne pour le remplacer. Ces gens-là nous entravent constamment, alors à quand notre tour ?

Pire que de la mauvaise foi, du mépris !

Sur l’habitation Mont-Vert située au Robert, un salarié dont la santé se dégrade depuis plusieurs années a été licencié par sa direction alors qu’il était en arrêt maladie depuis trois mois.

Le patron a jugé qu’il avait commis une faute grave, prenant comme prétexte qu’il n’avait pas reçu l’arrêt maladie. C’est pire que de la mauvaise foi, c’est de la morgue et du mépris pour notre santé !