Près de 800 travailleurs, venant du commerce, d’EDF, de l’agriculture (banane), de la santé, de l’éducation nationale, du bâtiment et de la métallurgie, des PTT, ou encore des municipaux et bien d’autres, se sont retrouvés à l’appel de plusieurs organisations syndicales, pour manifester dans les rues de Fort-de-France.
Parti dès 10 heures 30 de la Maison des syndicats, le cortège avec les banderoles des différents syndicats a emprunté les grands axes de la capitale. Les slogans les plus repris par les manifestants étaient : La vi two chê, pass ke lé salêre two ba. Le premié mai sé viktoua a travayê, Misié Macron pa minyin li. A ba lé kapitalis ki responsab ladjê-a. Patwon ka attaké, ouvrié ka réponn. Lésens la two chê, lé salêre two piti.
On pouvait lire sur la banderole des agents des hôpitaux : Non au rationnement des soins. L’argent public pour l’hôpital public. Ou sur celle des ouvriers agricoles : Non aux licenciements.
Des organisations politiques nationalistes étaient également présentes, telles le PPM, ou Péyi-a, et aussi les militants de Combat ouvrier qui ont déployé leur banderole : Contre la barbarie capitaliste : Révolution.
En tout cas, les travailleurs de plusieurs secteurs d’activités, ont voulu montrer au patronat et au gouvernement qu’ils refusent de payer leur crise.