Le 8 avril, après 40 jours de bombardements des États-Unis sur l’Iran, un cessez-le-feu a été décrété. Depuis, les tentatives de négociations en vue d’un accord de cessation du conflit se multiplient, sans qu’un accord soit signé.
Le détroit d’Ormuz, passage emprunté d’ordinaire par des navires de commerce de toutes nationalités et en particulier par les tankers chargés de pétrole, est toujours bloqué. Il est fermé d’un côté par les navires de guerre américains, de l’autre par la flotte iranienne. De là, la flambée du prix du baril de pétrole que les compagnies pétrolières se sont empressées de répercuter sur le prix des carburants.
L’Iran vient de proposer un plan en 14 points, en vue de mettre fin au conflit. Il exige entre autres la levée des sanctions contre l’Iran, la fin du blocus naval américain, le retrait des forces israéliennes de la région et la cessation des hostilités, y compris les opérations israéliennes au Liban. Il conditionne les discussions sur la recherche nucléaire, dont les États-Unis exigent l’arrêt, au retour d’une paix durable.
Par ailleurs il manie aussi le bâton : un haut conseiller militaire menace de couler les navires de guerre américains et de « transformer le détroit d’Ormuz en cimetière de pirates américains ».
La population iranienne paye le prix fort. Elle est victime des bombardements, souffre aussi de la forte hausse des prix liée au blocus et la destruction des infrastructures.
De son côté Trump se dit prêt à étudier le plan proposé tout en affirmant ne pas pouvoir « imaginer qu’il soit acceptable ».
Trump se trouve pénalisé par le coût financier et politique d’une guerre impopulaire à quelques mois des élections de mi-mandat. De plus, les États-Unis n’ont pas obtenu la soumission attendue du régime iranien, qui est l’enjeu de cette guerre.