CO N°1373 (20 juin 2026) – Cuba étranglé

La situation de la majorité de la population cubaine empire semaine après semaine.

Aux pénuries venant de plus de 60 ans d’embargo des gouvernements américains successifs, s’ajoutent désormais les effets des menaces belliqueuses accompagnées de tentatives d’étouffement perpétrées par D. Trump et son administration visant au renversement du régime castriste.

Depuis janvier 2026, le blocus énergétique de l’île est total et la vie des populations est devenue intenable.

En mai dernier, le président américain Trump et son secrétaire d’État d’origine cubaine, Marco Rubio, renforçaient l’escalade  contre le régime, en faisant mettre Raúl Castro, 94 ans, toujours homme fort du régime, sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par un tribunal de Floride.

La dernière attaque de Trump et Rubio « afin de fragiliser économiquement le régime et à favoriser un changement politique sur l’île » est l’ultimatum lancé aux entreprises étrangères les obligeant à rompre leurs relations avec le conglomérat militaire qui contrôle l’économie cubaine. L’ultimatum a expiré le 5 juin dernier. Plusieurs groupes hôteliers ont déjà annoncé leur départ de l’île, et les paiements par Visa et Mastercard sont désormais suspendus.

L’impérialisme américain continue de plus bel ces attaques mafieuses et criminelles contre le régime cubain. Il veut se débarrasser à bon compte de ce régime issu de la révolution populaire contre le régime corrompu de Batista en 1959 qui n’a pas accepté ses diktats. Contre ce petit pays et contre la partie la plus pauvre de la population cubaine, il montre lâchement ses gros muscles.

La solidarité avec le peuple cubain s’exprime par des prises de position ou des mobilisations de partis ou d’associations. En Martinique, c’est autour de Lyannaj Matnik pou Kiba regroupant plusieurs organisations politiques, syndicats ou associations dont Combat ouvrier, que la solidarité s’organise avec des réunions, des collectes. Une importante mobilisation est prévue le 26 juillet prochain.

Mais, peu de pays élèvent la voix contre l’ignominie et la violence de l’impérialisme américain. Là encore, le respect du soi-disant « droit international », droit taillé aux dimensions des intérêts des puissances impérialistes, n’est même pas à l’ordre du jour ! Les impérialismes de seconde zone comme l’Europe et la France sont tapis derrière le chef de file américain et ferment leur bouche. Aller leur demander de braver les interdictions de l’administration Trump pour transporter de l’aide humanitaire, relève presque d’une blague malsaine.

Alors, tous les gestes de solidarité avec le peuple cubain étranglé par l’impérialisme sont importants. Mais il est nécessaire d’affirmer que la vraie solidarité passe par la lutte sans faille des travailleurs cubains, des travailleurs américains, ceux de la Caraïbe et ceux du monde entier contre leurs propres bourgeoisies pour se débarrasser de ce système honni et barbare qui sème la désolation.