CO N°1373 (20 juin 2026) – Dans les entreprises

Konba travayè banann (Martinique)

Sur les bancs du Parlement. La loi Califer, un  coup d’épée…dans l’eau

Le Parlement a reconnu la « part de responsabilité » de l’État dans le scandale du chlordécone aux Antilles. Mais même ça, c’est du pipeau. Et tous ceux qui s’attendent à être indemnisés, devront attendre encore… Donc adieu même à la reconnaissance des préjudices moraux d’anxiété. En réalité, toute la propagande faite autour de cette loi relève, de l’art de produire des illusions.

Sucrerie en lutte (Gardel)

Les soubresauts de l’usine

Avec le tonnage de canne en baisse, l’usine tourne au ralenti par moments, moins de cannes, moins de jus. Les ouvriers surveillent, ralentissent pour ne pas arrêter la machine. On gère pour le bon fonctionnement de l’usine, à quand la gestion pour nos propres intérêts ?

Le directeur a une vision

Sur la Une, il expliquait que la campagne est moins bonne que prévue : 350 000 tonnes de canne au lieu de 450 000 prévues. Le rendement ne sera pas bon. Pour le directeur de Gardel une amélioration passerait par  « un même discours et une même vision » , celle du patron assurément. Pour les travailleurs de l’usine c’est leur « vision » et leur lutte qui amènera une amélioration de leurs conditions de travail ou de leur salaire.

Un « bel outil » au  service de qui ?

Karucanne est une plate-forme numérique pour faciliter aux planteurs l’accès aux informations et les interactions au sein de la filière canne. Cela leur permettra de connaître la richesse que les planteurs produisent au niveau de la canne. Est-ce que cela permettra de connaître les bénéfices engrangés par les dirigeants de cette filière ?

Ouverture des comptes patronaux

Les transactions réalisées par les patrons de la canne, du sucre et du rhum sont listées dans des livres de compte. Avec les dossiers informatisés, l’ouverture de ces comptes et leur accès est la solution pour informer les travailleurs et le public des bénéfices que ces patrons réalisent.

Chantiers en lutte (Martinique)

Le SMIC un salaire de misère

Depuis le 1er juin, le SMIC a été revalorisé seulement de 35 euros. Même pas de quoi faire un plein d’essence. En France, plus de 70 % des 179 branches professionnelles ont des salaires en dessous de ce minimum. En Martinique, les travailleurs des garages, après 20 ans d’ancienneté sont encore au SMIC. Les ouvrières et ouvriers agricoles aussi. Dans la métallurgie, avec la même période d’ancienneté, des ouvriers touchent à peine 1800 euros net par mois. Pour vivre dignement, il faut un salaire net de 2 000 euros minimum par mois.

Écho de France Travail (Guadeloupe)

Nouvelle attaque sur les droits au chômage

La loi réduisant la durée maximale d’indemnisation du chômage à la suite d’une rupture conventionnelle a été adoptée mardi 2 juin. Selon le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, cette mesure permettra de réaliser un milliard d’euros d’économies. Cette attaque s’ajoute aux précédentes réformes de l’assurance chômage qui n’ont cessé de réduire les droits à l’indemnisation. Le gouvernement fait les poches des travailleurs que les patrons privent d’emploi. Cela s’appelle du vol en bande organisée !