Sur le campus de l’université Schoelcher s’est tenu du 23 au 25 juin, un colloque scientifique sur le thème : Chlordécone comprendre et agir.
Au-delà des communications des scientifiques, ce qui sera retenu de ce colloque, c’est le désenchantement de certains participants. Ils ont évoqué la face cachée des pesticides, qui a provoqué des dégâts irréversibles, tels que l’empoisonnement de l’environnement, ses conséquences sanitaires et la dévastation vécue par des milliers de Martiniquais.
Dans l’ombre, resteront les producteurs de bananes, les gros békés, qui sont à l’origine de ce dommage, et ont tiré profit de l’épandage intensif de ce pesticide. Une pratique agricole inappropriée, qui a généré des millions de profits, et, à l’inverse, a provoqué des conséquences irréparables pour la santé de la population. Ceci, en contribuant à rendre malades des centaines de milliers de personnes et en première ligne, les ouvriers agricoles victimes de maladies professionnelles en cascade.
Ce genre de colloque sert surtout de cache sexe aux autorités qui font semblant d’agir. Ceci, tout en continuant à détourner le regard sur ceux qui sont les véritables responsables de cette catastrophe.