Dans la nuit du 12 au 13 juin 2026, un jeune homme de 25 ans s’est suicidé à la prison de Ducos. Il était incarcéré depuis mars 2026, condamné à 3 ans de prison pour une affaire de stupéfiants.
Dans les médias, sa mère a témoigné avoir multiplié les alertes sur le mal‑être psychologique de son fils et sur les violences, menaces et intimidations qu’il subissait en prison. Elle a expliqué que son fils lui décrivait un « enfer » en détention et qu’elle craignait qu’un drame survienne.
Les conditions de vie dans la prison de Ducos sont connues pour être alarmantes. Les détenus vivent dans des cellules surpeuplées, obligés d’installer des matelas au sol, faute de lits disponibles dans la cellule. Et ces conditions de détention exacerbent les comportements violents. Entassés à plusieurs, avec des moustiques et de la chaleur, la violence y est quasi omniprésente. Bien qu’isolé dans une cellule car fragile psychologiquement, le jeune homme de 25 ans n’a pas échappé à cette violence.
La prison est présentée comme une réponse à la délinquance. En réalité, elle entasse en majorité des travailleurs et des personnes précaires. Ce n’est pas un hasard si l’immense majorité des prisonniers viennent de quartiers populaires. On trouve peu de bourgeois ou encore de « cols blancs » en prison, même quand ceux-ci contournent les lois pour détourner des millions. Dans ce système capitaliste, les bourgeois sont rois : il est temps d’en finir avec cette société complètement injuste.