Après les dernières élections municipales de mars dernier, c’était le tour des élections des communautés d’agglomération. Il s’agit des Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI), regroupant plusieurs communes au sein d’une même structure.
Il existe en Martinique trois communautés d’agglomération : Cap Nord qui regroupe 18 communes, la CACEM a quatre communes du centre, et l’Espace Sud, 12 communes.
Les missions de ces communautés d’agglomération reposent principalement sur la mutualisation des moyens, dans des domaines essentiels comme l’eau, les transports, la collecte et le traitement des déchets des ménages, l’accompagnement des quartiers prioritaires, la gestion des milieux aquatiques et l’aménagement du territoire, la gestion des ressources telles le sport et les loisirs, mais aussi dans le domaine du développement économique etc. Pour les hommes politiques, il s’agit soi-disant d’améliorer le quotidien des habitants dans ces domaines. La réalité est tout autre.
L’État français s’est déchargé de ces domaines pour en laisser la gestion aux maires. Mais les maires n’ont pas de réel pouvoir, ni politique ni économique et encore moins financier. Les donneurs d’ordre ce sont l’État et en définitive les capitalistes. Et les ressources financières dont disposent ces communautés sont nettement insuffisantes pour « mutualiser les moyens », ou « améliorer le quotidien ».
Alors, malgré leurs belles paroles lancées sur les ondes, les nouveaux présidents de ces communautés d’agglomérations vont se retrouver, comme leurs prédécesseurs, face à un manque de moyens financiers, manque de matériel pour faire tourner la baraque.