CO N°1370 (25 avril 2026) – La Martinique et la CARICOM

L’Assemblée nationale française a adopté le 16 avril le projet de loi qui autorise l’adhésion de la Martinique à la CARICOM en tant que membre associé, ce qui rend l’intégration pleinement effective après la validation du Sénat en janvier 2026.

La CARICOM signifie « Carib-bean Community » soit communauté caribéenne en français. Elle a été fondée le 4 juillet 1973 par le traité de Chaguaramas entre quatre pays : la Barbade, le Guyana, la Jamaïque et Trinité-et-Tobago. Aujourd’hui, la CARICOM réunit quinze États membres et six États membres associés, le sixième étant la Martinique, dernière arrivée.

La Martinique a officiellement rejoint la CARICOM com-me membre associé en février 2025, après une longue procédure engagée depuis 2012. Puis l’attente de l’accord du Sénat et de l’Assemblée nationale a encore rallongé le délai d’adhésion définitive.

L’enjeu principal de la CARICOM concerne la coopération entre les États. En se réunissant, les États de la Caraïbe espèrent profiter des ressources économiques mais aussi sociales de leurs voisins. Ces échanges peuvent notamment être de nature culturelle telle que les échanges entre les universités de la Caraïbe.

Pour les travailleurs et les classes laborieuses, il n’y aura pas grand-chose à attendre de cette adhésion de la Martinique. On peut constater que les conditions de vie des classes populaires ne s’améliorent pas dans les autres pays de la CARICOM. Il y a toujours du chômage dans ces pays comme à Sainte-Lucie où l’on recense 17 % de chômeurs ou encore 16 % à Grenade. En Haïti, l’extrême précarité a continué de croître après l’entrée de l’État haïtien en 2002.

Pour qu’un véritable changement ait lieu, conforme aux intérêts des travailleurs et des plus démunis, une union des États de la Caraïbe pourrait être une solution pertinente. Mais seulement s’il s’agit d’une union socialiste, avec un pouvoir exercé par les travailleurs, au service de leurs intérêts et non de ceux des capitalistes locaux.