En début de soirée du 12 avril, les gendarmes ont fait face à un homme de 65 ans, Jean-Lucien Argelier dit Liber, armé d’un couteau. Il souffrait d’instabilité psychologique et d’un handicap moteur.
La victime a reçu un tir de taser pour l’empêcher d’avancer sur les forces de l’ordre. Voyant qu’il ne s’arrêtait pas, un gendarme a fait usage de son arme en tirant à trois reprises. Les secours n’ont pas pu le sauver. Il est décédé. La population présente sur le lieu a exprimé sa colère. Ces tirs étaient disproportionnés. Il y avait moyen d’agir autrement en faisant usage d’une bombe lacrymogène par exemple. C’est un meurtre de trop. D’autres victimes ont déjà subi le même sort.
Le 18 novembre 1985, Charles-Henri Salin, un lycéen, sortait du cinéma avec son cartable sur le dos, il a été froidement abattu par le gendarme Michel Maas. Ce dernier a voulu se venger de la mort d’un autre gendarme. Maas a même été récompensé pour son action, en étant promu adjudant. Le procès délocalisé à Paris s’est soldé par l’acquittement du gendarme.
Le 15 décembre 2017, Didier Assor, atteint de schizophrénie, a été tué par les gendarmes à Trois-Rivières au domicile familial. Il a reçu un tir de flashball et sept balles !