Encore une fois, les billets d’avion ont augmenté. Cette hausse s’ajoute à celle des produits de première nécessité, de l’essence, des loyers et autres, qui rackettent la population pauvre.
Les parents devront piocher dans leurs faibles revenus pour aller voir leurs enfants qui font leurs études à l’étranger. Et disent-ils, leurs enfants ne peuvent pas voyager pour venir les voir, à cause des prix excessifs des billets d’avion.
En quinze jours, les prix des billets d’avion ont grimpé jusqu’à 100 euros supplémentaires sur un aller-retour long-courrier. Cette hausse liée à l’explosion du prix du kérosène, augmente les inquiétudes de la population des Outre-mer tributaire des déplacements aériens.
Pascal de Izaguirre, le président de la Fédération nationale de l’aviation marchande (Fnam), verse des larmes de crocodile à travers la presse : « Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le prix du kérosène a plus que doublé, passant d’environ 750 dollars la tonne à près de 1 900 dollars. Nous n’avons pas d’autre choix que de répercuter une partie de cette augmentation. Mais les compagnies sont restées raisonnables, car l’aérien est vital pour nos compatriotes ultramarins. »
Ce qui signifie qu’il récupère cette augmentation dans nos poches, nous les travailleurs. Quant aux actionnaires, ils sont intouchables, leurs fortunes continueront de grimper.
Il est temps que les travailleurs relèvent la tête. Ils n’ont pas, eux, d’autre choix que d’exiger des salaires qui soient indexés automatiquement sur les hausses de prix.