Les travailleurs de la SIG (Société immobilière de la Guadeloupe) ont obtenu gain de cause après deux jours de grève.
Sous prétexte d’un avis d’inaptitude à son poste, la direction de la SIG s’apprêtait à licencier une jeune salariée.
L’ensemble de ses collègues ont voté la grève pour exiger son reclassement sur un poste conforme à l’avis de la médecine du travail. Jeudi plusieurs dizaines de travailleurs ont suivi le mot d’ordre de grève, outrés par l’attitude de la direction. Les agents ont voulu stopper toute possibilité de la direction de mettre quiconque à la porte pour raisons de santé sans avoir recherché sérieusement un reclassement. Cette forte mobilisation a contraint la direction à proposer dans la journée des postes dont certains ont été validés par la médecine du travail, eu égard à l’état de santé de la salariée.
Les travailleurs ont aussi obtenu le paiement des deux jours de grève. Ils ont repris le travail la tête haute, fiers d’avoir empêché la direction de s’en prendre à l’une d’entre eux et par conséquent de créer un précédent.