Le mois dernier les tarifs du sans plomb et du gazole ont augmenté brutalement.
C’est 4 à 14 euros de plus sur le plein d’un réservoir de 40 litres. Avec l’équivalent de trois pleins dans le mois, on creuse le portefeuille de 12 à 42 euros de plus.
Les salaires et les pensions n’ont pas augmenté entre temps. Ni les revenus sociaux. Ni les primes de transport. Il y avait au moins deux mois de réserve en mars, aux dires du représentant de la SARA (Société anonyme de la raffinerie des Antilles)… L’augmentation n’a pas attendu l’épuisement de ce stock apparemment. Aujourd’hui si on regarde ce qu’il se passe aux pompes dans l’Hexagone, on peut voir ce qui risque d’arriver aux Antilles: les prix à la pompe ont dépassé les deux euros et maintenant ils ont du mal à redescendre. Alors, si aux Antilles, la préfecture parle de prix lissés, on se rend compte qu’on est lissé en montant, mais pas pour la descente. Et les creux s’approfondissent dans nos comptes en banque et portefeuilles alors que ceux des capitalistes font des bosses.